Real – Barça : quand les colosses s’érodent

Chaud devant ! Semana caliente sur la planète foot. Au menu, pas un mais deux Clásicos pour pallier l’absence de Champions League. L’occasion de faire le point sur les Rois d’Espagne.


En cette semaine de records de chaleur, outre Pyrénées plus que le soleil ce sont les étoiles qui seront contemplées.
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs, remplis d’espoirs grenats ou meringues, du temple de la Maison Blanche garniront les gradins.

Rituel semestriel multiplié par deux, non pas grâce aux pouvoirs de Messi (quoi qu’en partie) mais au gré du tirage au sort de la Coupe du Roi, voilà les champions qui se défient pour une place en Finale du tournois.

A Madrid, Santiago Bernabeu ouvrira ses portes à deux reprises, Mercredi 27 à 21h pour le match retour d’une demie finale exquise (1-1 au Camp Nou à l’aller), puis samedi 2 Mars à 20h45 pour le compte de la 26e journée de Liga.

LE MATCH

Match à part comme chacun le sait, le prestige et la passion assurent une atmosphère propre à l’événement.

En Octobre, date du premier clasico de la saison, entre départ de Ronaldo à la Juventus et forfait de Messi le scepticisme semblait s’imposer comme une mode.
Si les deux équipes étaient loin d’avoir bien débuté leurs saisons respectives elles ont rappelé lors de l’événement que la qualité du spectacle ne tient en aucun cas à des critères statistiques. Le Real de Lopetegui dépassé en première mi-temps avait alors sut relancer le suspens en modifiant son schéma de jeu, ratant l’égalisation de peu, avant de sombrer dans le dernier quart d’heure face notamment à un Luis Suarez XXL qui réalisait un triplé pour un Barça qui corrigeait finalement son rival 5 buts à 1.

Ernesto Valverde le 26 Février : 
« Les précédents matchs n’ont pas d’importance pour savoir ce qui se passera dans l’avenir. C’est vrai que nos récents résultats là-bas ont été bons mais on ne se préoccupe pas des chiffres, plutôt à comment gagner demain. Et cela dépend de ceux qui vont jouer, de notre style, de la manière avec laquelle ils vont jouer eux… »

LES SAISONS DES EQUIPES

Profitons tout de même de cette parenthèse enchantée du foot espagnol pour établir un diagnostic des deux géants. A l’heure de vérité, celle où les matchs décisifs commencent à s’accumuler, voici les Rois d’Espagne lancés dans la dernière ligne droite.

A l’image des nombreux joueurs revenus en méforme, passés du mondial aux montagnes pas moins russes, plusieurs grands clubs ont peiné à trouver leur rythme en début de saison.
La Liga n’a pas échappé au phénomène, arborant un classement cocasse dont les locomotives habituelles semblaient essoufflées, un Barça et un Real qui plafonnaient à 4 victoires à la 8e Journée.

Le Barça s’est quant à lui repris ensuite pour regagner la tête du championnat alors que les merengues ont sombré, alignant une série de 5 matchs sans victoire, ponctuée par la gifle (5-1) au Camp Nou scellant le sort d’un Julen Lopetegui prié de quitter un Real niché à la 9e place du classement.

Santiago Solari à sa tête, le Real a su malgré des résultats en dents de scie faire mieux que ses outsiders et se repositionne aujourd’hui sur un podium attendu qui sera certainement celui de la 38e Journée.
Victorieux dans le derby madrilène au Wanda Metropolitano, puis défait à domicile par Gérone pour laisser l’Atlético repasser devant lui, le paradoxe est sans fin pour cet imprévisible Real.
(Bilan à la 25e Journée : 15 Victoires, 3 Nuls, 7 Défaites)

Le Barça, qui en bon leader au fil du temps à su trouver son rythme de croisière, connait toutefois quelques turbulences. Si les catalans ont su ne concéder que 2 petites défaites jusqu’ici, c’est le jeu qui interpelle. Les résultats sont toujours là, mais l’équipe aujourd’hui très peu inspirée s’appuie beaucoup trop sur son incontournable sauveur Messi, garant du jeu, du rythme, de la circulation, et de tous les buts.

Quelle prestation ! Confrontés samedi dernier au FC Séville sur la pelouse andalouse, le Barça était bousculé, mené (d’abord 1-0 puis 2-1).
Les sévillans, engagés, volontaires, talentueux, faisaient le match. Le score était révélateur du match à la mi-temps et tout restait à faire pour les catalans. Si Valverde en coach compétant procédait à des changements qui ont permis d’apporter davantage de fluidité dans la circulation du ballon et une activité plus offensive de son milieu de terrain, c’est bel et bien Messi qui a écrit sa propre version du match.
Déjà décisif en première mi-temps sur un chef d’œuvre exceptionnel (reprise de volée en lucarne), Messi a dit stop à la mi-temps.

Dans une belle journée ensoleillée, plein d’inspiration, c’est comme si l’argentin avait troqué ses crampons pour la plume et une feuille blanche à la mi-temps.
N’ayant cure des efforts des farouches andalous, du tableau d’affichage défavorable, et de ses coéquipiers absents, ici mais ailleurs. Le prodige nous proposa un scénario déroutant de simplicité, mais d’une beauté fascinante.
Avertis, nous restons toujours abasourdis de ce que nous anticipons pourtant. A lui seul, de ses deux pieds, gauche pour lucarne gauche, droit pour lucarne droite, puis un léger piqué plein de vivacité et de délicatesse, jaillissant plus vite que le portier adverse qui continue de chercher au sol un ballon déjà parti en silence caresser tendrement les filets. Séville 2, Messi 3.

Puis pour achever ses travaux, aspirant encore et toujours le jeu par son sens du positionnement, contrôlant un ultime ballon aérien (qui serait anodin pour bon nombre de joueurs), d’un mouvement de corps orientant dans les airs la sphère de manière à la laisser flotter pour mieux la fouetter, d’un geste précis, vif, saillant, comme une signature au pied d’une toile de maître, délivrant un dernier caviar sortant de l’ombre son coéquipier Luis Suarez. Séville 2, Messi 3+1.


Ce match est significatif d’un Barça caricatural, archi dépendant de Messi, où l’inspiration et la qualité offensive font défaut. Les résultats suivent tant que le génie est présent, un jeu risqué.
Messi a inscrit 25 des 60 buts du FC Barcelone en Liga.
(Bilan à la 25e Journée : 17 Victoires, 6 Nuls, 2 Défaites)


INQUIETUDES POUR L’AVENIR ?

Si l’importance actuelle de Messi démontre qu’il vaut mieux éviter de le perdre sur blessure, on peut d’ores et déjà se poser des questions liées à « l’après Messi ».

« L’après Ronaldo ». Quels enseignements ?
Côté madrilène, il est évident que perdre Cristiano Ronaldo allait entraîner un déséquilibre.
Benzema porte finalement l’équipe offensivement, jouant de sa qualité et son expérience dans un groupe où il existe de vraies carences, orphelin de son guide.
Ronaldo en dehors du terrain, était aussi garant par son charisme et son professionnalisme du sérieux et de l’implication de chacun, emboitant le pas derrière la star.
Nul doute que les départs conjoints d’un coach au destin miraculeux comme Zidane et du super-héros au numéro 7, ne pouvaient être surmontés sans recruter des pointures. Or là où Lopetegui était déjà un choix par défaut, intronisé avec toute la pression de succéder à Zidane, et d’avoir « abandonné » la sélection espagnole, on trouvait le moyen de lui reprocher la méforme d’une équipe amputée du membre qui assurait 50 buts par saison.

La transition, en tous les cas pour la saison 2018/2019, est un échec du côté de Madrid. Rien n’a été réellement anticipé, ni du point de vue du coach ni en ce qui concerne le remplacement de CR7 au mercato estival.
Les résultats mitigés restent un moindre mal, et Florentino Perez peut s’estimer heureux d’être toujours dans la course en Liga (sous condition de remporter le Clasico de samedi), de pouvoir espérer un trophée via la Coupe du Roi (toujours sous condition de Clasico ce soir), et de compter également sur le potentiel de son club à réaliser des miracles en Champions League.

Si l'effectif du Real Madrid est toujours composé de grands noms et de noms prometteurs, les niveaux individuels sont globalement très décevants cette saison.

Le Barça lui, spectateur de la situation actuelle du Real, peut s’inspirer et noter les erreurs à ne pas imiter. Toutefois, le club semble avoir déjà commis plusieurs erreurs, dont la plus importante a été de ne pas jauger l’envie de départ de Neymar ni l’accessibilité du montant de sa clause libératoire.
Là où le club catalan avait un coup d’avance, ayant dès 2013 trouvé le successeur de son Messi, concluant le transfert du brésilien au nez et à la barbe du Real Madrid, il se retrouve aujourd’hui au pied du mur.
Déjà critiqué pour les mercatos de ces dernières années, jugés d’un standing insuffisant, il est vrai que les blaugranas, bien que dominant toujours la Liga, peinent à se rénover.
Il faut dire que le défi est de taille. Il a fallu d’abord affronter les départs difficilement compensables d’une génération dorée (Puyol, Xavi, Iniesta, Mascherano), et remédier au plus vite à la fuite du génie brésilien.
Les dépenses
astronomiques (Coutinho 160M€, Dembélé 145M€), ne semblent pas avoir apporté la qualité attendue.

Si de grands chantiers attendent aussi bien le Real Madrid que le FC Barcelone, le club de la capitale a au moins l’avantage de bénéficier d’une plus grande capacité financière, compte tenu de ses derniers mercatos restreints et d’une masse salariale bien plus légère.

La saison dernière le Barça a dépensé 562 millions d’euros en salaire, ce qui le classe en première position de la catégorie, devançant le PSG (332 millions), le Bayern (303 millions), Manchester City (293 millions) et la Juventus (259 millions).

Les jeux loin d’être faits, rien ne va plus.

Autant de critères qui démontrent que le Barça devra se montrer très efficace dans ses choix pour ses futurs transferts, la marge d’erreur n’étant pas illimitée et le déficit de qualité déjà significatif, en atteste sa prestation de la semaine passée face à un OL résigné, dépassé, mais qui s’en sort avec un nul et n’encaisse pas de but.
Le Barça avec 25 tirs tentés a réalisé ce soir-là un record personnel d’inefficacité dans la compétition depuis qu’elle existe sous ce format (2003-2004).

Le Real Madrid non plus n’a pas brillé contre l’Ajax, et pour cause. C’est l’Ajax, dans son antre d’Amsterdam, qui a su se sublimer et rendre grâce au football. Une prestation admirable, absolument grandiose tant le mécanisme collectif semblait réglé à la perfection. Une débauche d’énergie maîtrisée, pensée, pilotée par la connaissance du jeu et l’ambition d’un club sage. L’Ajax qui sait, qui presse, qui veut, qui démontre et qui régale. Les vagues néerlandaises déferlaient sur la défense ibérique, qui voyait le ballon incessamment revenir vers elle comme une bouteille à la mer qu’elle n’arriverait pas à lancer assez loin pour espérer son secours.
Prenant l’eau de toute part, la Casa Blanca gardait miraculeusement la tête hors de l’eau grâce à un arbitrage clément d’une part, et un réalisme froid d’autre part pour finalement s’imposer 1-2 et ramener un résultat favorable de ce déplacement.
De la même façon le Real une nouvelle fois bousculé sur le terrain de Levante le weekend passé, a bénéficié d’un arbitrage polémique de la VAR offrant un pénalty pour s’imposer 1-2 là encore.

ETAT DES TROUPES

Ces institutions en plein renouveau semblent loin de pouvoir proposer le jeu de leurs plus belles années.
A l’aspect collectif et aux difficultés de renouvellement d’effectif s’ajoutent également les désagréments des situations individuelles parfois difficiles à gérer.
Pour ne rien arranger à sa saison, staff et direction du Real doivent faire face à de nombreux problèmes extra-sportifs.

Côté Real

Le cas Bale

Le gallois a toujours connu des hauts et des bas, zigzagant entre les critiques.
Aujourd’hui il se trouve dans une situation compliquée : rendement médiocre, de plus en plus sur le banc, et semblant s’isoler du vestiaire.
Le joueur a été pointé du doigt pour son attitude contre Levante, ne célébrant pas son but et refusant une accolade de son coéquipier Lucas Vazquez.
Bale est un solitaire, qui ne participe pas aux réunions des joueurs en dehors du cadre professionnel. Après 6 saisons, il ne parle toujours pas espagnol, ce qui est vécu parfois comme un manque de respect.
Annoncé comme potentiel partant depuis plusieurs mercatos, le club ne l’avait finalement pas vendu à Manchester United, ce qui avait bloqué l’arrivée de Mbappé.
Un handicap au parcours du joueur est le nombre impressionnant de blessures, 22 ! (Pas sans rappeler un certain Yoann Gourcuff). Sur ce plan il est aussi reproché au gallois son manque de considération pour le service médical de son club, se faisant régulièrement soigné au Pays de Galles.
Le club l’a déjà mis en garde sur sa pratique intensive du golf, préjudiciable pour l’état de son dos, mais en vain…
Celui qui a toujours été titulaire malgré ce problème avec trois coachs reconduisant la BBC (Ancelotti, Benitez, Zidane), se retrouve aujourd’hui menacé, par un Santiago Solari qui n’hésite pas à écarter (en tout cas du 11 titulaire) des joueurs de renom.
Compte tenu de son attitude négative et de ses déclarations de fin de saison passée (envisageant déjà un départ estimant manquer de temps de jeu) tout laisse à penser que le divorce est en cours.

Déclaration faite à la suite de la finale victorieuse en Champions League contre Liverpool:
« Je parlerai avec mon agent pour voir ce que je fais, je veux jouer plus. Ne pas être titulaire a été une déception ».

Le cas Marcelo :

Marcelo, passé du statut de meilleur latéral gauche du Monde à indésirable.
En quelques mois, depuis la phase finale de Champions League où il a fait office de Héros, occupant tous les postes, compensant tous les manques de l’équipe par sa facilité technique et ses capacités physiques hors normes. Se muant en moteur offensif de l’équipe, passeur, parfois buteur (comme contre le PSG), artisan de la victoire finale en Champions League.
A la différence de Modric, Varane ou Casemiro, revenus de Russie avec le mal de l’après coupe du monde, plongés dans une certaines méformes, Marcelo avait su dépasser de nouveau sa fonction pour permettre au Real de Lopetegui de savoir encore faire évoluer un tableau de score.
Mais Marcelo a finalement sombré peu à peu, lui aussi, surtout lui finalement. Décrochant complètement du collectif, disparaissant d’abord du jeu puis du groupe. Mentionné davantage dans les rumeurs de transfert (Juventus notamment) plutôt que sur les feuilles de match du Real Madrid. Le joueur accuse un surpoids de 7 kilos !
Autant dire que le destin de Marcelo ne semble plus s’inscrire en blanc, alors que Reguilon a su, plein d’assurance, saisir l’opportunité de se faire un nom.

Gestion de l’effectif:
Laissé de côté, jouant de moins en moins sous la direction de Solari, Isco fini par disparaître totalement. La relation particulière entre le joueur et le coach sans cesse démentie fait partie des interrogations de la saison. Comment expliquer autant de conditions de joueurs en méforme, en conflit, en perte de motivation, d’efficacité ou de confiance ? Une forme de lassitude semble avoir gagné le Grand Madrid triple champion d’Europe en titre.

Le message négatif envoyé par la direction dépassée lors du mercato estival, et la perte des leaders, ont créé un terreau fertile pour autant de dysfonctionnement concentrés sur la même saison.
Tous les joueurs ne sont pas aussi dociles que Keylor Navas, qui s’est toujours conduit de manière exemplaire et continue de le faire malgré l’arrivée de Thibault Courtois.

Côté Barça 

Sur ce plan les catalans rencontrent moins de problèmes, inscrits dans une certaine stabilité, mais ne sont pas pour autant immunisés.

Le cas Dembélé :

Capable de fulgurances, le français montre cependant très peu de choses ces derniers temps. Pris en grippe dans la saison à juste titre, il a réussi à regagner l’estime du groupe mais reste dans une situation fragile. Son comportement et hygiène de vie déplorables ont été pointés plusieurs fois au cours de la saison. L’ailier s’est présenté régulièrement en retard à l’entraînement (voire pas du tout, capable d’avertir son coach au bout d’une heure trente de retard pour signaler qu’il est souffrant).
Son régime alimentaire a semblé poser problèmes, incapable de se responsabiliser.
Ce type de comportement freinant inévitablement la progression du joueur, Dembélé fait partie des joueurs décevant côté catalan.

C’est-à-dire que la liste est longue lorsqu’il s’agit de répertorier les prestations individuelles insuffisantes chez les barcelonais.
Le milieu de terrain semble en perte de vitesse, si on considère que Busquets, Rakitic et Vidal affichent des signes de joueurs en fin de carrière, le caractère offensif de ce milieu laisse à désirer.
Au point que les spécialistes commencent à réclamer la titularisation du jeune Carles Aleña.
Sergi Roberto, arrière droit de base, semble lui aussi plus enclin à porter son équipe vers l’avant lorsqu'il est posté au milieu de terrain.

Plus que le milieu encore, c’est donc la forme des attaquants qui est préoccupante. Suarez, Dembélé et Coutinho, souffrant tous d’un manque d’efficacité certain et même d’inspiration, laissant un Messi faire tout le travail.
Lorsque Messi marche sur l’eau comme contre Séville alors la solution est trouvée, mais si lui-même est légèrement moins inspiré alors la tâche devient trop compliquée (comme contre l’OL).
Pas convaincu que Malcom malgré son prix (transféré pour 41 millions) soit la solution.

DES SIGNES POSITIFS

Arthur qui montre par son absence combien il est important, est un appui pour l’avenir, et prouve que le Barça sait encore recruter. Et que dire du si prisé De Jong fraichement recruté, comme un symbole du pouvoir d’attraction. De quoi mettre le Barça sur les bons rails pour une nouvelle génération. La complexité reste de trouver les bonnes pièces à chaque poste pour un Barça qui souhaite se renforcer à toutes les lignes.

Encourageant, Vinicius bien qu’encore trop entier, talent brut à affiner, démontre une aisance de dribble et de percussion. S’il doit gagner en efficacité devant le but, il semble que le Real a ici un joueur sur lequel compter à l’avenir, à l’instar de Marco Asensio, qu’on ne présente plus, mais qui devra encore franchir un palier. Asensio lui, qui a encore démontré toute sa classe en sauvant le Real à Amsterdam (par un but certes mais aussi une entrée tranchante, coïncident avec le regain de confiance et de maîtrise de son équipe), devra apprendre à gagner en régularité et assumer ses responsabilités dès le coup d’envoi. Ce super-sub se doit d’assumer un statut d’incontournable qu’il a fui quelque peu cette saison.

Cela étant, et comme vous n’aviez pas besoin que l’on vous le précise, la fenêtre s’ouvrira ce soir sur une nuit étoilée. Madrid la princesse scintillera, vous invitant avec fougue entre ballet et tango, à savourer la vie, la beauté classique, l’amour fugace ; un Clásico.

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