On a tous quelque chose en nous de Ligue 1


Alors oui Ligue 1, oui c’est toi qui fait battre notre coeur depuis tant d’années. Oui parfois nous t’esquivons le samedi soir, pour des matchs ennuyeux, sous une pluie battante et sans technique, mais c’est toi qui revient vers nous chaque week end, avec toujours de bonnes surprises à la clé. Beaucoup te détestent, d’autres te critiquent, mais au fond, tu restes le coeur du football français pour tous les amoureux de ce sport. 


L’Est de la France


Je souhaiterai commencer cette histoire dans l’Est de la France, plus particulièrement à Strasbourg. Ce mythique club français, titré à plusieurs reprises, a fait son grand retour en Ligue 1 cette saison. Après une rétrogradation à plusieurs échelons inférieurs, le RCS et ses fidèles supporters sont de retour parmi nous. Personne ici, ne peut faire face au débat de l’ambiance. Lors de chaque rencontre, l’enceinte est très souvent remplie, avec ces 27 000 personnes de la Meineau qui répondent en coeur « De rien » au « Merci » de l’immortel speaker du club. Cette tribune derrière les cages qui tremble dès qu’un bleu et blanc parvient à marquer, et nombreux sont ces grands joueurs de l’histoire à être passés par le club alsacien. Mais continuons notre route, car elle est encore longue. Nous remontons un peu le long de la frontière, et nous arrivons à Metz. Là aussi, un grand club du football français, mais qui est en grand danger cette saison. Et pourtant ce public lorrain est de tout coeur avec son équipe, un peu trop parfois, lorsque quelques supporters inconditionnés jettent des bombes agricoles, à seulement quelques centimètres d’un joueur. Un début de saison catastrophique est dans le prolongement d’une année difficile, mais les messins peuvent compter sur l’appui d’ancien tels que Dossevi ou encore Cohade. Malheureusement, il n’y a plus l’idole de Julien Cazarre, le grand et sympathique Cheikh Diabaté qui a beaucoup apporté. Mais pour le moment, le FCM est dans la crise et va devoir traverser un hiver froid, surtout qu’il n’y a pas de derby prévu face à Nancy cette année, pour réchauffer cela. Tout cela nous amène à descendre un peu plus bas. Nous tombons sur Dijon. Un passage assez éclair il y'a quelques années en Ligue 1, a permis de bâtir un présent plus costaud. Et pour cause, on fait les choses bien en Bourgogne, avec la rénovation du stade. Mais, on s’appuie également sur les vieux briscards de notre Ligue 1, comme Varrault ou encore Balmont. L’entraineur, présent depuis plusieurs années, réalise quelque chose de bien avec cette formation, avec son mélange vieux-jeunes, toujours soutenu par le maire de sa ville, et grand fan de football, François Rebsamen. 200 kilomètres plus bas, nous arrivons à deux villes, nos deux dernières de l’Est, séparées par seulement cinquante kilomètres. Mais cette distance reste brulante voire interdite. Commençons par le club le plus titré, mais en méforme cette saison. Oui, vous l’avez deviné, je parle de Saint Etienne, et de ses nombreux titres de champion de France. La ville cesse de vivre lorsque les onze hommes verts entrent sur la pelouse. Ses deux kops de supporters de plus de dix mille personnes impressionnent toujours. Et à Sainté, on attend bien évidement, le grand derby face à Lyon. Cette rivalité, peut être la plus grande de l’Hexagone, avec celle entre Paris et Marseille, donne souvent lieu à de nombreux incidents entre supporters, qui se prêtent au jeu d’une haine de l’adversaire depuis la naissance pour certains. Cinquante kilomètres à l’Est, nous nous retrouvons à Lyon, ville lumière, mais qui a le coeur qui bat toujours pour son Olympique. L’empreinte lyonnaise peut se baser sur plusieurs points, mais nous n’en retiendrons que deux. Le premier point, c’est son mythique président. Jean Michel Aulas, à la tête du club depuis trente années, anime et enflamme les réseaux sociaux sans limites. Mais dans la vie normale, ce président ne se limite pas non plus face aux médias, ce qui en fait le charme. Mais cet OL bat son plein avec on centre de formation, qui sort des pépites chaque année. Cette rivalité entre ces deux villes donne un sacré spectacle entre Nabil fekir, l’envahissement de terrain, des jets de fumigènes, des tacles assassins de Tolisso et Ghezzal l’an passé. Bien évidemment, la France est spectatrice de ce derby qui s’est joué plus de 115 fois dans l’histoire.

 

Le Sud de la France 


Dans l’extreme sud-est de la France, trône une principauté avec un club. Un grand club même, avec plusieurs trophées à son actif. Mais Louis II, c’est un peu notre mur jaune à nous. Quel gâchis d’avoir un spectacle hors normes sur le terrain, mais un stade qui résonne trop souvent creux, sauf pour les matchs importants (et encore). Mais qui n’est pas fan de cette formation qui nous a fait vibrer l’an dernier, avec sa star Mbappé, en Ligue des Champions et championnat. Un parcours plus difficile à assumer cette saison avec les départs, mais des valeurs toujours présentes, lorsqu’il s’agit de gifler le voisin marseillais (6-1), ou de jouer les niçois qui viennent faire du bruit à Louis II. Mais malgré la nette supériorité du PSG, Monaco est toujours là, avec des joueurs de grandes qualités. Trente minutes de voiture ensuite, et nous nous retrouvons à Nice. Les aiglons, depuis quelques années, ont élu domicile à l’Allianz Riviera, après avoir délaissé le Ray. Mais l’OGC impressionne, surtout dans son recrutement. Poussés par un grand public, et des supporters parfois joueur, comme Bosetti, les azuréens font comme les grands, comme lors de l’élimination de l’Ajax cette saison. Souvent moqué, Balotelli est présent comme une véritable star, et porte souvent son équipe. Mais comme tout derby, les niçois sont remontés et motivés lorsqu’il s’agit d’affronter Monaco ou encore Marseille. Mais avançons. Nous tombons donc, sur la cité phocéenne. Là, la ville, les trottoirs, les restaurants, les personnes, le Vieux Port respirent l’OM. Les marseillais nous gratifient cette saison, d’un but encaissé en clair en général, c’est le fair play. Mais comparons ce qui est comparable. Un Vélodrome en fusion à presque toutes les rencontres, et des cortèges organisés pour les grosses rencontres, montrent qu’à Marseille, les visiteurs ne sont pas les bienvenus. Le soleil rayonne, l’équipe aussi. Petit à petit, Rudi Garcia fait son trou, et construit quelque chose de bien avec un effectif compétent. Les marseillais retrouvent leur OM, qui avait été délaissé quelques années. Nous sommes fans de la vitesse de Rolando, des gestes techniques de Payet et du cheveu sur la langue de Germain. Mais cette formation apporte de la fraicheur, et respire l’envie, surtout quand elle est poussée par 65 000 personnes et de Bengous, lors du classique. Ce club, titré à de nombreuses reprises, joue le podium cette saison, mais pour le moment, il est le seul club français à avoir remporté la grande Ligue des Champions, à l’époque de Basile Boli. Mais nous continuons de longer la Méditerranée. Nous atterrissons à Montpellier. Le mythique club de Louis Nicollin, champion de France en 2012, qui nous a laissé cette saison. Mais même dans le dur, le MHSC reste toujours présent, et peut compter sur son incroyable buteur maison, Souleymane Camara, et son défenseur de 40 ans, Hilton. Ce club nous a fait vibrer en 2012, en finissant devant le PSG. Mais son ancien président, notre Loulou, nous manque désormais, et il faut faire sans lui. La traditionnelle pelouse pourrie de la Mosson et le faible taux de remplissage restent mythiques à Montpellier. En même temps, il faut le dire, il ne pleut pas souvent là bas. Pourtant, lorsqu’il s’agit de jouer le Nîmes Olympique, ou ne serait ce qu’en parler, la haine et la rivalité reviennent au premier plan. Plus dans les terres, nous retrouvons Toulouse, la ville rose, pour terminer ce tour du Sud. Qui n’aime pas les traditionnels coup de gueule de son entraineur, Pascal Dupraz. C’est lui qui a sauvé le TFC de la relégation il y'a deux saisons. Mais Toulouse reste une ville séparée. En effet, le rugby prime beaucoup sur le football dans cette ville. Mais, les supporters, eux, répondent toujours présents pour soutenir leur équipe, qui a tout intérêt de faire profil bas, lorsque le coach décide de dire que quelque chose qui ne va pas. Le derby face à Bordeaux reste quand même important à Toulouse, le mythique derby de la Garonne. 


L’Ouest de la France


Nous continuons donc vers l’océan, et nous tombons sur Bordeaux. La belle ville de Bordeaux, qui aimerait avoir une équipe à sa hauteur. Pourtant, le coach avait fait un bon début de saison, mais là, c’est la crise. Dans un Matmut Atlantique qui résonne souvent creux, sauf pour les trente ans des Ultras Marines face à Marseille, avec quelques débordements, les bordelais ont beaucoup de mal à créer du beau jeu, malgré certains joueurs de grande qualité comme Malcolm, qui ne devraient pas tarder à partir vers de nouveaux horizons. Nous ne savons pas ce qu’ils font avec leur vin dans le bordelais, mais il va falloir se réveiller pour ne pas sombrer encore plus. Mais depuis le titre en 2009 avec Gourcuff, les girondins peinent à retrouver les sommets. Et si nous remontons le long, nous arrivons à Nantes. Là aussi, c’est un des clubs les plus titrés de notre championnat. Avec une tribune en éruption à chaque match, et la patte de Ranieri, les nantais font un début de saison époustouflant. A voir maintenant s’ils arrivent à maintenir le rythme. Des Micka Landreau et Eric Carriere doivent être fier de voir le FCN jouer et retrouver le haut de tableau. Mais à Nantes, on respire pour le football, et le stade est souvent très rempli. Sur le terrain, parfois ça joue mou, mais ça gagne. La fraicheur de l’entraineur italien a apporté quelque chose de nouveau dans cette ville au bord de l’Océan. Nous restons tout de même fans du passage éclair de René Girard et des sorties médiatiques de Kita envers ses supporters. Le renouveau est présent à Nantes. Mais si nous allons un peu plus à l’Est, nous arrivons à Angers. Un petite ville qui vit beaucoup pour son club de football. Habitué du samedi soir, le SCO a beaucoup de mal cette saison, et pourtant, les joueurs proposent du jeu de qualité. Le match dans la saison, face à Nantes, représente beaucoup car il ressemble à un derby, pour cette équipe qui était encore en Ligue 2 il y'a quelques saisons. Plus au Nord, il y'a Rennes. l’équipe qui arrive à virer son entraineur qui restait sur quatre matchs sans défaite, SANS défaite. Mais les problèmes en interne ont malheureusement bloqué le début de saison des bretons. L’arrivée de l’ancien international Lamouchi apporte de la nouveauté aux rennais, qui espèrent bien retrouver les sommets, et enfin gagner un titre depuis plus de quarante ans. Le match face à Nantes constitue une grande partie de la saison rennaise, car là aussi, c’est un derby très bouillant qui oppose les deux équipes. Enfin, plus au Nord de la Bretagne, nous arrivons dans un petit village où réside un des plus grands clubs français en terme d’histoire. Oui, nous parlons de Guingamp, 7000 habitants mais plus de 18 000 personnes à chaque match. Le football se sent à tous les coins de rues ici, et lorsque l’En-Avant joue, tout le monde est derrière. il faut noter aussi que ce club permet à ses supporters de devenir actionnaire, le seul en France à faire cela. Mais l’épopée bretonne en Coupe de France en a marqué plus d’un, et le charme de cette équipe à petit budget a de quoi séduire de nombreux amoureux du football.

 

Le Nord de la France 


Un peu plus à l’Est, nous trouvons Caen. Cette ville située au centre de la Normandie abrite un club qui a frôlé la relégation l’an dernier. Mais depuis, les caennais sont en haut de tableau et comptent bien y rester. Avec un garden d’expérience comme Vercoutre, la formation peut espérer quelque chose de grand. Parfois virulents, les supporters sont toujours derrière leur équipe, qui joue quand même très souvent, le samedi soir, sous la pluie. Un peu plus haut, il y'a Amiens. L’histoire de cette ville et de ce club est mythique. Après un but à la 96e minute lors de la 38e journée de Ligue 2, les amiénois se retrouvent désormais en Ligue 1, et bien classés. Malgré quelques petits problèmes de barrières dans l’enceinte de la Licorne, Amiens est un promu qui propose beaucoup de jeu et n’a pas peur face aux plus grosses équipes. Dans leur petit stade, ils ont su faire tomber de grosses écuries, avec des joueurs qui étaient presque tous présents l’an dernier. Le charme de cette équipe qui joue sans prise de tête amène les bons résultats, et un maintien en voie d’acquisition. Tout au Nord, nous avons donc Lille. Club marqué par l’échec Bielsa. Les lillois n’ont malheureusement aucun derby à se mettre sous la dent, ni contre Lens, ni contre Valenciennes. En grande difficulté en championnat, le coté financier pointe également le bout de son nez. Avec un effectif très jeune, il va falloir s’en sortir pour ce mythique club français, pourtant champion de France il y'a à peine six ans. Pour sauver cela, il faudrait faire appel à des anciens très bon joueurs comme Hazard ou Mavuba mais le LOSC semble bien passer du coté obscur en ce moment. Un peu plus au Sud, il y'a Troyes. Son stade, le théâtre et l’aire du jeu du PSG lors de son titre en 2016. Un indélébile score de 9-0 qui avait marqué les troyens. Mais après une double confrontation pleine de suspense pour accéder en Ligue 1, ils prouvent qu’ils ont leur place parmi l’élite cette saison. Menés par un Jean Louis Garcia qui est un fin tacticien, l’ESTAC peut largement espérer un maintien parmi l’élite, dans un stade qui sonne souvent creux. Mais nous terminerons notre tour de France dans la capitale. Actuel leader, le PSG parait injouable cette saison. Mais que cela fait plaisir de voir un club aussi puissant en Ligue des Champions, et le retour des ultras. Il faut le dire, le Parc sonnait creux depuis plusieurs saisons. Désormais, Paris fait figure de grande puissance française avec beaucoup de millions. En plus de la notoriété véhiculée, le PSG fait ses résultats et parait très très technique sur la pelouse. Malgré l’hyper puissance, le classique n’est jamais oublié par le parisiens. Et quand il est oublié, les supporters sont là pour le rappeler et pousser derrière l’équipe, qui sera probablement championne cette saison.


On a tous quelque chose en nous de Ligue 1, oui. Même si le championnat semble plié une fois de plus cette saison, la Ligue 1 a tant à donner aux amoureux du football.  


Quentin Jacquet (@q_jcqt)
Quentin JACQUET
Montpellier, étudiant en IUT TC, redacteur d'articles sportifs depuis mon plus jeune âge, team MHR, page FB : Plexusport, @Plexusport

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