Lille, Lyon, Marseille : qui a le meilleur calendrier ?

A onze journées du terme de cette saison 2018-2019 de Ligue 1, trois clubs semblent se détacher pour avoir l'honneur de jouer la Ligue des Champions l'année prochaine aux côtés du Paris-Saint-Germain. Trois pour deux places, la bataille promet d'être rude.


LOSC : Ne pas tout gâcher

Les montagnes russes. C’est le visage que montre le LOSC chaque saison, aux antipodes. Mais cette saison, la bande à Galtier est au sommet. Le grand rêve européen est dans toutes les têtes.

Avec 33 points encore possible à prendre lors des onze rencontres qu’ils restent à jouer en Ligue 1, le LOSC pourrait bien battre son record de points obtenus sur une saison. Mais ne regardons pas si loin, les 83 pts obtenus il y a 20 ans ne sont pas l’objectif des Nordistes. Le club lillois ne se cache malgré tout plus, il veut obtenir un billet qui lui tend les bras depuis le début de saison, celui de la prestigieuse Champions League. Qu’importe le nombre de points, la saison du seul club nordiste dans l’élite sera remarquable. Après une aventure 2017-2018 en Ligue 1 chaotique, lors de laquelle les joueurs lillois ont réussi à remettre le bateau à flot en toute fin de saison pour terminer à une décevante 17e place, les dogues ont rebondi dès le mois d’août. L’entraîneur, Christophe Galtier, a depuis sa venue en terres nordistes, remis sur les rails une équipe qui prenait la mauvaise route.

Partis sur de meilleures bases cette saison qu’en 2010-2011, année de leur doublé Coupe de France-Championnat, les Lillois rêvent de retrouver leur place en Ligue des Champions, compétition à laquelle ils n’ont plus participé depuis cinq ans. Au vue de la saison qu’ils parcourent, les joueurs de Christophe Galtier sont dans la meilleure position dans la course à l’Europe. Et ne comptent pas laisser leur place de dauphin, ni à Lyon, ni à Marseille, respectivement à 5 et 10 pts derrière eux. Pour cela, il faudra conclure cette saison en beauté, avec un calendrier autant abordable que dangereux. Des déplacements à Saint-Étienne et Lyon, des réceptions de Monaco et Paris, le sort des lillois n’est pas encore jeté. Efficace, équilibrée et talentueuse sont les maîtres mots d’une équipe qui croque à pleines dents sa chance de retrouver les sommets du football français. Poussés par son attaque de folie et un Pépé inarrêtable, les Lillois devront rester vigilants et impliqués comme ils ont su le faire jusqu’à maintenant pour verrouiller leur place de second. Avec un match par semaine jusqu’au terme de la saison, Christophe Galtier, le tacticien natif de Marseille pourra compter chaque week-end sur la fraîcheur de ces joueurs. L’entraîneur ne veut pas tout gâcher, lui qui a goutté à l’aventure européenne avec les verts de Saint-Etienne. Y retourner avec le club lillois serait le plus bel accomplissement d’une équipe qui ne cesse de progresser depuis bientôt un an. Deuxième en ce début mars, le club du LOSC n’a plus qu’à pousser la porte qu’il leur est entre-ouverte pour rentrer dans la cour des grands d’Europe.


Le pari lyonnais

Des résultats en dents de scie. Une équipe lyonnaise aux multiples visages. Lors des grands matchs face aux meilleures équipes européennes, elle se sublime. Ces victoires face à Paris en Ligue 1 ou à Manchester City en Ligue des Champions le démontrent. Une équipe lyonnaise qui peut inquiéter n’importe quel adversaire quand elle le veut. Gagner à Manchester mais perdre face à une équipe de bas de classement, les Lyonnais en sont les spécialistes. Très irréguliers sur une saison, ils « choisissent » leurs matchs et c’est bien ça qui pose problème aujourd’hui pour pouvoir sauter à pieds joints sur le podium du championnat de France. Aujourd’hui à cinq points du second lillois, ils restent menacés par l’affamé marseillais qui n’a plus que cet objectif pour réussir sa saison. Les Gones sont donc dans le viseur marseillais mais ont aussi à portée de fusil une équipe lilloise surprenante de régularité cette saison.

Engagée encore dans trois compétitions, l’équipe de Bruno Génésio est la seule de ces trois équipes à devoir encore s’employer sur plusieurs tableaux différents. Aucun n’est à laisser de côté : une demi finale de Coupe de France face à Rennes pour s’offrir le droit de jouer une finale au Stade de France, un 8e de finale retour de Ligue des Champions à Barcelone au Camp Nou où les lyonnais ont toutes leurs chances et une fin de championnat de Ligue 1 dans laquelle ils ne sont pas à l’abri d’un retour de Marseille en toute fin de saison. Une fin de saison qui sera longue pour ces lyonnais. Un calendrier chargé, à l’inverse de ces homologues lillois et marseillais. Même si elle rencontrera des équipes à sa portée mais accrocheuses en Ligue 1 comme Montpellier, Strasbourg ou Rennes, l’équipe de Génésio devra être au complet et en forme si elle ne veut pas tout perdre lors du mois de mai. L’enchaînement d’une réception du second lillois et un Olympico chaud bouillant au Vélodrome risquent de faire monter la température. De la tension, de la fatigue, l’équipe septuple championne de France devra rester solide jusqu’à la fin de saison si elle veut remplir ses objectifs. Aller le plus loin dans chaque compétition est le but fixé par le club. Tout ou rien, l’enchaînement des matchs pourrait bien leur porter préjudice. Des lyonnais ambitieux, qui veulent absolument aller chercher une seconde place pour l’instant occupée par Lille. La lutte entre les deux clubs a été lancée ce week-end. Jean-Michel Aulas, le président lyonnais a eu réponse à l’entraîneur lillois : « Il faut regarder l’équipe qui est devant nous, pas celles qui sont derrière. C’est comme en 2002, face à Lens : il faudra que l’on ait moins de trois points de retard lorsque nous recevrons Lille. J’ai vu les déclarations de Christophe Galtier, qui a dit qu’il allait être difficile de résister à l’OL. C’est exactement ce qu’avaient dit les Lensois, en 2002… » A cette époque, les Lensois avaient le titre au bout des doigts. Ils comptaient une belle avance sur des lyonnais, qui ont, en fin de saison, refait de leur retard pour leur prendre le titre lors de la dernière journée et un certain Lyon-Lens. Un brin chambreur, le président Aulas sait mettre la pression sur les épaules de Christophe Galtier. Les lyonnais recevront les dauphins du PSG début mai pour peut-être doubler une nouvelle fois dans le money time un club nordiste et lui voler la vedette. D’ici là, de grandes choses peuvent avoir lieux. Le scénario peut être bien différent. Aux équipes de devant de bien se tenir.

L’Olympique de Marseille de retour

De retour au meilleur des moments. L’équipe olympienne fait, une nouvelle fois, partie de la course au podium. Après une première moitié de saison compliquée, de nombreuses critiques sur tombées sur le Vieux Port. Une ville qui vit au rythme des résultats de son équipe de football, qui transpire l’OM. Depuis un mois, les supporters marseillais croient de nouveau en l’impensable qualification en Coupe d’Europe en fin de saison. Dans le sprint final, juste revenus sur les talons de Lyon et à 10 pts du dauphin Lillois, les joueurs de Rudi Garcia ont retrouvé l’équilibre qui leur manquait pour pouvoir raccrocher le wagon de tête. Un équilibre retrouvé, une équipe au complet et un Vélodrome qui renaît, les joueurs phocéens ont remis le club là où il se devait d’être. Malgré un petit accroc à Rennes, les joueurs marseillais ont relancé la machine sur les cinq derniers matchs. Celle qui les a emmené en finale de Ligue Europa la saison passée. L’impression de déjà vu. Une équipe heureuse, un nouvel attaquant qui se plaît dans son nouveau club, efficace devant le but, l’OM est sans doute la plus armée pour déloger un des deux clubs présents sur le podium aujourd’hui. Ils leur restent onze matchs. Onze matchs pour monter sur une de ces deux marches à laquelle personne ne croyait il y a encore quelques semaines. Comme son adversaire lillois, Marseille n’a plus que la Ligue 1 en tête. Rudi Garcia pourra en plus compter sur un banc d’une belle qualité. On l’a vu ce dimanche, avec Payet, Gustavo ou encore Rami. Plus d’une équipe aimerait avoir rien qu’un seul de ses trois joueurs sur leur banc. Faire tourner pour ne pas fatiguer une équipe qui a retrouvé ses repères. Les marseillais ont pris rendez-vous face à Lyon début mai dans un Vélodrome qui sera en fusion pour pourquoi pas, réduire l’écart qui les sépare de l’équipe lyonnaise, ou leur passer devant si d’ici là… Avant cela, le Clasico au Parc les attend dimanche prochain pour montrer à tous que l’OM n’est pas une victime toute faîte face à Paris. Une fin de saison allaitante en principe. Malgré ces deux matchs, le club marseillais a le calendrier le plus ouvert des prétendants à la Ligue des Champions. Il lui reste moins de trois mois pour combler le retard de dix points sur le LOSC. Un écart conséquent, certes, mais impossible n’est pas marseillais. Quand l’Europe est dans un coin de leur tête, plus rien ne les arrête.  

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