Le tramadol devient officiellement un produit dopant

Depuis le 1er mars, le médicament tramadol est interdit. Une décision qui avait déjà été annoncé en fin d’année dernière après une enquête de l’UCI (Union cycliste Internationale) sur les dangers de la substance.


Le tramadol, un danger pour les coureurs ?

Le tramadol est un médicament qui a comme propriété de calmer les douleurs. Il est donc prescrit souvent pour lutter contre des douleurs aigues provenant d’une opération chirurgicale ou des douleurs chroniques et persistantes (mal au dos, arthrose…). Il appartient à la famille des antidouleurs comme l’héroïne ou la codéine. 

 Mais le sport de haut niveau dans tout ça? Son intérêt est de moins souffrir voire de ne plus ressentir la souffrance du tout (fractures, douleurs abdominales). Des cyclistes sous couvert d’anonymat, avouaient avoir moins de « panne de jambes » après avoir pris ce médicament. En faisant une minute l’avocat du diable, ce n’est qu’une aide pour endurer la dureté de l’effort.  C’est sans compter les effets secondaires du tramadol, qui fait « planer » car c’est extrêmement puissant. 

L’enquête de l’UCI a utilisé des données (datant de juin 2018) sur l’année dernière de l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) qui montre que sur « 12 000 prélèvements sanguins, 500 avaient des traces de tramadol ». En clair, une nouvelle mode au cœur du peloton. En parallèle, le nombre de chutes a bondi avec l’augmentation de l’utilisation du produit notamment pendant les classiques de plus de 200 kms. L’allemand André Greipel avait chuté lors de l’épreuve Gand-Wevelgem en 2014. Le docteur de l’équipe Lotto-Bellisol s’était montré critique sur l’utilisation du tramadol qui amoindrirait les réflexes des coureurs. De plus, le tramadol est souvent pris au départ pour ne pas ressentir la fatigue. Les coureurs le complètent en  fin de la course avec de la caféine pour retrouver du tonus pour le sprint final. Le cocktail ultime! 

Jan  Matthieu, docteur de l'équipe Lotto-Bellisol "Le Tramadol n'explique bien sûr pas toutes les chutes, mais c'est un médicament qui agit sur le système nerveux central et engendre de sérieux problèmes de concentration."


Les sanctions

Comme beaucoup de produits qui deviennent illicites, l’instance antidopage est plus coulante avec des sanctions progressives (comme le meldonium dans le tennis en 2017)  : une amende en cas d’un premier contrôle positif, en cas de récidive 5 mois de suspension et 9 mois de suspension pour un troisième contrôle positif. En ce qui concerne les équipes, si deux coureurs sont pris par la patrouille sur une durée de 12 mois, elles seront condamnées à une amende et en cas de récidive, elles seront suspendues de 1 à 12 mois par la commission disciplinaire de l’UCI. 

Comments 0

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Se connecter

Pas encore inscrit ?
S'inscrire

Réinitialiser le mot de passe

Retour à
Se connecter

S'inscrire

Retour à
Se connecter
Format de votre post
Article
Video
Audio