«Le vélo, en triathlon, c’est la course à l’armement»


Le triathlon est une discipline en plein essor. Succession de natation, cyclisme et course à pied, le triathlon nécessite un équipement particulier. Pour MarseilleSports.fr, notre chroniqueur triathlon, Julien Pousson décrypte son attirail de coureur cycliste. Vélo, casque, roues. Tout est décrypté.

Au niveau du vélo, quelles sont les particularités du vélo de triathlète ? Est-il différent d’un vélo de course traditionnel ?

Julien Pousson : «On peut dire qu’il existe deux sortes de vélo en triathlon. Les traditionnels et les vélos de contre-la-montre. Dans les courses auxquelles je participe, le matériel de vélo est assez similaire au cyclisme traditionnel. Puisque le drafting, c’est-à-dire rouler en peloton, est autorisé, je ne peux pas utiliser un vélo spécifique triathlon. La monture doit peser environ sept kilos. C’est léger. Ce qui change, c’est au niveau des chaussures. Il en existe des spéciales pour le triathlon. Elles possèdent un système d’ouverture et de fermeture très facile à utiliser.

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— Josselin Riou (@josselin_riou) April 16, 2014

Pour toutes les autres courses ou le fameux DRAFTING est interdit, le vélo est soumis à moins de contrainte. Le matériel cycliste est devenu une course à l’armement. Toutes les marques développent une gamme triathlon. Le but est de trouver le meilleur coefficient de pénétration dans l’air. Être aérodynamique. On utilise des roues à profil important et en carbone. Ce matériau apporte du rendement et de la légèreté. Sur certains parcours, on peut utiliser des roues pleines, dites lenticulaires, à l’arrière. Le casque est pensé pour être le plus aérodynamique possible. De même que le guidon. On parle du «guidon de triathlète» en cyclisme. Ça vient de là. Les prolongateurs nous permettent de constamment rechercher un profil aérodynamique. 

Enfin, on dit que que les vélos de triathlon sont bourrés d’innovation. Pour n’en citer qu’une, il existe désormais un système de bidon intégré au cadre avec une sorte de pipette. Du coup, on peut boire tout en restant dans une position aérodynamique, main sur les prolongateurs.»

Justement, le système pour enfiler les chaussures. Peux-tu le décrire ?

Julien Pousson : «En fait, c’est très simple. La particularité de nos chaussures est un système d’ouverture-fermeture facilité et d’une grande ouverture au niveau du pied. Ce qui facilite l’entrée et la sortie du pied dans la chaussure. Deux systèmes sortent du lot. Celui à scratch et à ouverture talon. Le scratch c’est simple et efficace. La chaussure est ouverte au maximum et l’athlète n’a plus qu’à enfiler son pied dedans puis scratcher la languette pour la refermer. L’autre moyen est une toute nouvelle innovation. La partie talon est articulée pour pouvoir s’ouvrir complètement et ainsi faciliter l’enfilage. Une fois le pied dans la chaussure, il faut rabattre cette partie articulée avec une molette.

Les triathlètes confirmés préfèrent clipser leurs chaussures au préalable sur le vélo. Comme ça, lors de la transition natation-vélo, ils n’ont plus qu’à mettre leur casque et à sauter sur le vélo. Ils enfilent les chaussures une fois sur la route.»

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— Josselin Riou (@josselin_riou) April 16, 2014

Pour les connaisseurs, quels braquets utilisez-vous ?

Julien Pousson : «Ça va dépendre du type de course et de son profil. Personnellement, j’utilise un petit plateau de 39 dents et un grand de 53. A l’arrière, ma cassette oscille de 12 dents à 25 dents. J’apprécie ce braquet car il est polyvalent. Sur les parcours plus difficiles, certains utiliseront un pédalier compact. C’est à dire deux plateaux de 34 et 50 dents. Ça permet de passer plus facilement et souplement dans les ascensions.»

Faire du vélo avec la combinaison avec laquelle vous nagez, ce n’est pas gênant ?

Julien Pousson : «Pas du tout ! Ces combinaisons, appelées tri-fonctions, sont étudiées pour. Elles s’apparentent à des combinaisons de natation mais sont très fines. Les épaules sont dégagées et permettent ainsi une meilleure liberté de mouvement. Le plus souvent, il y a une peau de chamois type cuissard de vélo mais beaucoup plus fine pour ne pas gêner lors de la course à pied. Là aussi, le matériel utilisé est très technique. Il doit permettre une bonne flottaison et glisse en natation sans être trop imperméable pour respirer dans les deux autres disciplines.»

Retrouvez l’actualité de Julein Pousson sur MarseilleSports.fr, chaque mois, mais aussi sur son compte Twitter : @JuPousson

Propos recueillis par Josselin Riou (@Josselin_Riou)
Photos : Julien Pousson & Laurent Salino Phtoographie

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