La France qui sait gagner


Une revanche sur le destin

Voila, c'est fait. La France remporte la coupe Davis au dépend de la Belgique. Cette victoire est logique au vue de la composition des deux équipes. Les numéros 1 ont repondu présent mais le meilleur joueur de ce week-end est bien belge en la personne de David Goffin. Le récent finaliste du Masters à porté a bout de bras son équipe mais il n'a pas suffi à renverser la troupe française emmener par le gourou Noah.

Après les échecs de 2010 et 2014, Tsonga & co attendaient une occasion pour combler cette anomalie dans le palmarès français. L'opportunité c'est donc présentée ce week-end d'hiver dans l'enceinte ultra moderne de Lille.

Un cocktail détonnant

Yannick Noah avait l'embarras du choix au moment de sélectionner les quatre "gars" qu'ils enverraient à la guerre face à l'adversaire belge. Finalement, il choisit pour disputer les simples les deux meilleurs joueurs français : Jo Tsonga et Lucas Pouille. Les deux patrons du tennis français ont des certitudes en simple et de surcroît, Lucas le nordiste est chez lieu à Lille, deux choix somme toute logique. La surprise du chef vint au moment où le capitaine tricolore annonça que pour le double, il choisit P2H et Richard Gasquet, choix d'autant plus étonnant que Nicolas Mahut et Julien Benneteau, spécialistes du double, sont dans la forme de leurs vie après les résultats impressionnants à Bercy. 

Finalement, Noah nous offre un mélange osé de générations entre les néo-mousquetaires et les jeunes pousses qui représentes l'avenir du tennis tricolore. Un cocktail quelques peu original d'autant que Gasquet et P2H n'ont jamais joué un seul double ensemble, audacieux je le répète. Le résultat lui a donné raison et c'est bien le principal dans cette histoire. Certain y verront un signe, d'autres diront qu'ils fallaient attendre la prochaine vague pour que les Tsonga et Gasquet gagnent enfin un titre majeur. Ce week-end, tous les joueurs ont apporté un point à l'équipe de France et c'est ce qui à fait basculer la victoire du bon coté de la frontière. Le sorcier Noah a donc encore un fois réussi son pari. Celui de créer une équipe, pas un assemblage de très bon joueur mais une véritable "famille" dans laquelle chaque membre est prêt à mourir sur le court pour l'autre et c'est cela qui fait de Yannick Noah un capitaine remarqué et remarquable.

La culture de la gagne

La culture de la gagne. Voilà ce qui différencie un très bon sportif d'un champion. Yannick Noah est un des derniers en France à maîtriser cette science avec Claude Onesta ou Zinedine Zidane. Capable de conquérir la coupe Davis trois fois à 3 époques différentes et avec trois générations radicalement opposées, il impose cette image de vainqueur partout où il passe et c'est pourquoi il est à la tête des équipes de France. Elle est là sa véritable mission, ré-apprendre à cette génération si souvent perdante et habituée à la défaite; à gagner, tout simplement. Cette "culture de la lose" comme il le dit lui-même, est présente partout et est profondément ancré au sein du sport français. Demander au XV de France où à l'Equipe de France de football ce qu'ils en pensent, vous ne serez pas déçu. Car oui, cette France n'est pas la plus flamboyante ni la plus géniale mais elle gagne; elle.

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