La 16ème merveille de Rafa

Rafael Nadal soulève son 16e titre du Grand Chelem, son 3e US Open.


Légende. Vainqueur de Kévin Anderson en trois petits sets, Rafael Nadal a conquis dimanche soir son 16ème titre du Grand Chelem à New York, son 3ème US Open après 2010 et 2013. L’Espagnol met ainsi fin à trois ans et demi de disette sur dur, et revient à trois unités de son rival de toujours, Roger Federer. 

Son parcours :

Le tableau potentiel de « Rafa » n’avait rien de simple. Berdych, Dimitrov, Federer, Murray (puis Cilic) étaient censés se dresser sur la route du Majorquin dans sa quête du titre. Cela était sans compter sur le nombre important de surprises que nous a réservé le tournoi américain. Au final, en affrontant successivement Lajovic, Daniel, Mayer, Dolgopolov et Rublev, le numéro un mondial n’a pas eu à jouer une seule tête de série pour rallier les demi-finales. « Facile » en apparence, mais Nadal à quand même fait preuve d’une solidité importante, pour ne jamais être inquiété par des joueurs comme Dolgopolov ou Rublev, qui s’étaient payer des têtes d’affiche comme Berdych, Dimitrov ou encore Goffin avant de tomber sous les coups de boutoir du gaucher espagnol.

Son premier vrai test a donc eu lieu lors sa confrontation avec le revenant Juan Martin Del Potro, ancien vainqueur à Flushing, et tombeur de Dominic Thiem et Roger Federer. Après un premier set compliqué, comme ce fut la cas plusieurs fois dans son tournoi, Rafa Nadal prit le pas physiquement et surtout tactiquement sur son adversaire. Son habituelle couverture de terrain, sa variation et sa prise de balle précoce eurent alors raison de la « Tour de Tandil », qui s’inclinait au final lourdement, ne marquant que cinq jeux lors des trois derniers sets (score final : 4-6/6-0/6-3/6-2).

En finale, Rafael Nadal n’a fait qu’une bouchée de Kévin Anderson (qui jouait là sa première finale de Grand Chelem), déroulant tranquillement en trois sets (6-3/6-3/6-4) malgré un premier set un peu plus accroché que les deux autres. Son parcours jusqu’au titre a pu paraître facile pour certains (l’Espagnol n’ayant pas joué un seul Top 25), mais il a fallu être solide pour passer les tours les uns après les autres, là où les têtes de série qu’il devait affronter ont échoués. « El Toro » est ainsi monté en puissance tout au long du tournoi, pour aller chercher le graal, et ainsi continuer d’écrire son histoire.

Un numéro un mondial qui n’en finit plus de poursuivre sa légende :

Doha 2014. Voici, jusqu’à ce titre new-yorkais, la dernière trace de Nadal vainqueur d’un titre sur dur. Ce sacre met donc fin à cette (mauvaise) série, et montre à tous ceux qui disaient le contraire que Rafa est encore capable de gagner des grands titres en dehors de l’ocre. Ce 74e titre, le 17e sur dur, vient couronner tous les efforts fait par le joueur pour revenir au plus haut niveau cette saison, après deux années en partie gâchées par les blessures. Il aura atteint la deuxième semaine dans les quatre tournois du Grand Chelem, et même mieux, la finale dans trois d’entre eux (pour deux titres). C’est la première fois depuis 2013 que Nadal remporte deux tournois majeurs la même année. Avec 16 titres dans cette catégorie (soit plus que Djokovic et Murray réunis), il conforte un peu plus sa place de second joueur de l’histoire ayant glané le plus de titres en Grand Chelem (derrière Roger Federer et ses 19 titres).

Par ailleurs, ce couronnement conforte sa place de numéro un mondial, acquise avant Cincinnati. Mieux, sachant qu’il n’a plus aucun point à défendre d’ici la fin de l’année (excepté un deuxième tour à Shangaï) et que Roger Federer devrait faire l’impasse sur plusieurs tournois prochainement, il est même désormais très probable que le protégé de Toni Nadal et Carlos Moya finisse l’année sur le trône de l’ATP.

Cette saison 2017 aura donc été une véritable renaissance pour Rafael Nadal. L’homme qui a atteint les finales des 16 tournois majeurs (les 4 GC, 9 Masters 1000, Jeux Olympiques, Masters et Coupe Davis) rentre encore un peu plus dans la légende du tennis, et peut désormais se concentrer sur deux objectifs principaux s’il veut vraiment pouvoir être considéré comme le meilleur joueur de tous les temps : au moins égaler le nombre de titres en Grand Chelem de son rival suisse, et remporter Miami, Bercy, Shangaï et le Masters, afin de devenir le premier joueur de l’histoire a remporté tous les grands titres. Seul l’avenir nous le dira, mais ce qui est sûr, c’est que la légende, enfin plutôt sa légende, n’a pas fini de s’écrire.

 

Grégoire Allain

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