Coupe du Monde 2018 : FOCUS sur l’Iran

28e lors de la dernière édition au Brésil, c'est avec le même sélectionneur et la même envie que l'équipe nationale d'Iran s'est qualifiée pour la Coupe du Monde 2018 en Russie. Découvrez le parcours de l'équipe jusqu'à sa qualification, son potentiel, ses chances dans ce Mondial, son top-player et le rapport au foot dans ce pays.


Un bilan honorable durant les éliminatoires

Deuxième pays officiellement qualifié après le Brésil, solide leader de son groupe sans concéder la moindre défaite, l’Iran a obtenu son billet pour la Russie de fort belle manière. Devançant la Corée du Sud de sept points, les Persian Stars ont démontré qu’ils figuraient parmi les deux meilleures nations en Asie avec le Japon, leader du groupe B. Cinquième attaque avec“seulement” 10 buts en 10 rencontres, leur arme est avant tout la défense. Avec 2 buts encaissés, l’Iran a terminé ces éliminatoires avec la meilleure défense d’Asie.

Les débuts furent tout de même pénibles avec une victoire arrachée dans le temps additionnel lors de la première journée contre le Qatar (2-0, buts de Reza Ghoochannejhad à la 94e et de Alireza Jahanbakhsh à la 101e !). Alors que le match suivant se solde par un nul 0-0 face à la Chine, l’Iran se relance en remportant une victoire sur la plus petite des marges 1-0 contre l’Ouzbékistan. Tous les matchs qui suivront seront pauvres en but : victoire 1-0 contre la Corée du Sud ; 0-0 contre la Syrie ; 1-0 contre le Qatar ; 1-0 contre la Chine ; 2-0 contre l’Ouzbékistan ; 0-0 contre la Corée du Sud. Il faudra attendre la 10e et dernière journée pour voir plus de deux buts avec le nul 2-2 contre la Syrie. Peu spectaculaires mais efficaces, voilà ce que l’on retiendra des matchs de l’Iran !

Des chances de réussite en Russie ?

Le 1er décembre 2017 à Moscou, le tirage au sort n’a pas été clément pour l’Iran puisqu’il affrontera le Maroc (meilleure équipe de la zone Afrique durant les éliminatoires), le Portugal (champion d’Europe en titre) et l’Espagne (invaincu durant les éliminatoires et parmi les favoris pour le titre). Trois rencontres qui s’annoncent très compliquées et difficiles à aborder quand on sait que la Tim Melli avait buté face à des nations de plus petits calibres comme la Bosnie-Herzégovine ou le Nigéria pendant l’édition 2014.

De plus, le groupe B est qualifié par tous comme étant LE “groupe de la mort”. S’ajoute à cela le fait que les joueurs qui composent la sélection iranienne évoluent dans le championnat national, peu réputé, ou dans des championnats mineurs tels que la Belgique, la Suède ou la Grèce. Aussi, l’équipe est jeune et l’une des moins expérimentées du tournoi. Même si cet attribut pourrait se transformer en atout, on imagine mal la Roja ou les coéquipiers de Cristiano Ronaldo se faire malmener par les hommes de Carlos Queiroz, sélectionneur portugais justement qui officie en Iran depuis 2011.

Serdar Azmoun, le “Messi” iranien

Parmi les 23 joueurs qui pourraient être convoqués par Carlos Queiroz pour participer à la Coupe du Monde 2018, un seul nom sort du lot. Et encore, il faut suivre le championnat russe pour le connaître… Installé en Russie depuis l’âge de 17 ans, passé par le FK Rostov avec lequel il a été vice-champion de Russie en 2016, Serdar Azmoun, 23 ans, évolue au poste d’attaquant au Rubin Kazan.

Favori des supporters iraniens, ce jeune buteur est le joueur sur lequel repose tout l’espoir d’un pays. En 30 sélections, il en est déjà à 22 buts et son passé avec les sélections -19 et -17 ans est aussi positif (26 buts en 23 matchs). Adroit devant le but, efficace et très à l’aise balle au pied, il est considéré comme l’un des plus grands espoirs mais peine toutefois à éclore par manque de visibilité et de notoriété. S’il réussit à se faire remarquer en juin dans un pays qu’il connaît bien, il ne serait alors pas étonnant de voir des clubs de Bundesliga, Serie A ou encore Ligue 1 s’intéresser à lui.

Le football en Iran

Alors que l’actualité en Iran est importante ces derniers jours, le football tend à émerger depuis plusieurs années. Tandis que le Varzesh-e Pahlavani reste le sport n°1 en Iran (sport national et sport de lutte), le football est le sport collectif qui tire son épingle du jeu. Le fait que plusieurs sportifs jouent en même temps pour la même équipe rebat les cartes alors que seul un homme, fort, puissant, faisait soulever tout un peuple…

Désormais, le pays est prêt à vibrer derrière son équipe qui, quels que soient les résultats finaux, pourra être fière de son parcours car, rappelons-le, l’Iran fait office de petit poucet dans une compétition mondiale dominée par le Brésil, l’Argentine, l’Espagne ou encore l’Allemagne…

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