Bilan des San Antonio Spurs : Chronique d’une saison semée d’embûches (première partie)

Le marathon NBA s’est terminé ce mercredi soir, l’heure des bilans approche avec le printemps. Et qui aurait pu prédire la saison des San Antonio Spurs, en octobre dernier ? Après une campagne de playoffs qui s’est terminée amèrement pour les hommes de Popovich, Kawhi devait revenir en pleine forme pour mener un groupe qui entamait une transition entre l’ancienne et la nouvelle génération. Mais que nenni ! Quelques jours avant le début de la présaison, on apprend que le numéro 2 des Spurs est gêné par une blessure aux ischios, on était loin de se douter que ce n’était que le début d’un des feuilletons de la saison. Finalement, l’ancien MVP des Finales joue moins de dix matchs et c’est LaMarcus Aldridge, annoncé sur le départ tout l’été avant sa renégociation de contrat qui endosse le rôle de leader d’une bien belle armée mexicaine.


Déroulement de la saison régulière

82 matchs :  47 victoires - 35 défaites (33/8 à domicile – 14/27 à l’extérieur | 29/23 face à l’Ouest – 18/12 face à l’Est)

82 matchs : 102.7pts (45.8% aux tirs / 35.2% à 3pts / 77.1% aux LFs) – 44.3 rbds – 22.8 asts – 7.6 stls – 5.7 blks – 13.1 tos

Après deux dernières saisons régulières au-dessus des soixante victoires menées de main de maître par l’inoxydable Gregg Popovich, les texans ont connu une saison beaucoup plus mouvementée à l‘image de ce qu’ils avaient pu vivre en 2015. Alors que l’été avaient été assez stables avec les signatures des cadres Gasol, Ginobili et Mills et l’arrivée de Rudy Gay et Lauvergne qui remplaçaient numériquement Simmons et Dedmon, on pouvait espérer une nouvelle saison régulière maitrisée avec l’incorporation progressive des jeunes arrivés les années précédentes.

Dans une conférence Ouest qui s’annonçait impitoyable avec l’arrivée de multiples all stars chez de nombreux concurrents bien décidés à faire chuter l’ogre de la Baie, le moindre faux départ ne pardonnerait pas. Et malgré l’absence de Kawhi Leonard, les Spurs l’ont bien compris, profitant d’un calendrier assez favorable avec bon nombre de matchs à domicile sur l’année 2017, sur les trente sept premiers matchs, les Spurs en remportent 68% suivant le rythme du duo infernal Warriors et Rockets, cependant 2018 ne va pas être aussi réjouissant pour les éperons. Malgré un retour prometteur de Tony Parker durant le mois décembre, des role players qui prennent leur responsabilité et un LaMarcus Aldridge qui semblent retrouvé ses sensations, Gregg Popovich a réussi à pallier à l’absence de son leader sur cette première partie de saison mais rapidement le mois de Janvier mais surtout le mois de février et le Rodeo Road Trip va montrer toutes les limites de cette équipe en manque de leadership. Entre la défaite du MLK Day à Atlanta et la défaite à Houston le 12 mars, les texans ont chuté de la troisième à la dixième place, perdant quinze matchs sur les vingt-trois disputés notamment contre des concurrents directs comme Houston, Utah, Golden State ou encore Denver. Les Spurs semblent être essoufflés, Rudy Gay, Manu Ginobili et LaMarcus Aldridge ratent plusieurs matchs pour différents pépins physiques, Parker accuse le contrecoup de sa grosse blessure et malgré une défense toujours aussi bien huilé autour de Danny Green et Kyle Anderson, San Antonio a du mal à scorer et s’effondre souvent en fin de match. Dixième au soir du 12 mars, avant une série de six matchs à domicile, les Spurs se sont retrouvés dos au mur éjectés des playoffs pour la première fois de la saison et ils semblaient être au bout du rouleau aussi bien physiquement que mentalement, l’affaire Kawhi continuant d’alimenter les polémiques autour des Silver&Black.

Moment choisi par LaMarcus Aldridge, Dejounte Murray et surtout Pop’ pour sortir une botte secrète. Alors que toute la saison, les Spurs jouaient avec deux vrais intérieurs, Popovich transforme son cinq majeur passe avec deux meneurs, deux ailiers et LaMarcus Aldridge en ancre aussi bien défensive qu’offensive. Quinze matchs, dont dix matchs à domicile résultat ? Un sans faute à domicile, une défense de fer retrouvée et surtout un jeu totalement à contrecourant avec la NBA actuelle. Retour au jeu « intérêchiant » du début des années 2000, du demi-terrain avec Aldridge, Gay et Gasol au poste sur attaque placée et une grosse défense à domicile forçant les transitions pour Kyle Anderson et surtout Dejounte Murray qui est monté en puissance tout au long de cette fin de saison. Les Spurs terminent cette saison régulière sans l’avantage du terrain mais surtout pour la première fois depuis 1999, les Spurs finissent sous les 50 victoires même lors du lock-out, ils avaient maintenant cette série.

Qu’est ce qu’on peut tirer de cette saison dans le Texas ? Avec un Kawhi Leonard absent, les Spurs ont vécu une saison assez paradoxale. Dans un sens, Popovich a pu offrir à ses jeunes tout l’expérience qu’il souhaitait à son meneur et il a retrouvé un LaMarcus Aldridge indéfendable et surtout patron d’une équipe de playoffs. A l’inverse, sans son roster en pleine forme et des cinq titulaires qui ont sans cesse évolué, cette saison ressemble à un immense gâchis et les Spurs arrivent sans aucune certitude dans des playoffs qui s’annoncent extrêmement compliqués pour les quintuples champions NBA.

sources : nba.com

Comments 0

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Se connecter

Pas encore inscrit ?
S'inscrire

Réinitialiser le mot de passe

Retour à
Se connecter

S'inscrire

Captcha!
Retour à
Se connecter
Format de votre post
Poll
Article
Interview
Video